mercredi 25 novembre 2009

Dernière intervention d'Herman Van Rompuy en tant que Premier ministre belge



>>> Voir l'intégrale de la conférence d'Herman Van Rompuy sur "Les défis pour la Belgique de demain" via le site de No Télé:
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Pourquoi Herman Van Rompuy a-t-il choisi Frasnes-lez-Anvaing ?

Discours introductif du député Jean-Luc Crucke lors de la venue d'Herman Van Rompuy. Interview du Premier Ministre.

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vendredi 20 novembre 2009

Jean-Luc Crucke a propos de la désignation d'Herman Van Rompuy à la Présidence du Conseil de l'Union européenne

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mercredi 28 novembre 2007

Brugelette, fermeture de la sucrerie: JL Crucke interroge la ministre Laruelle

La décision du groupe Südzucker de fermer la sucrerie de Brugelette constitue peut-être une des premières conséquences de la politique européenne et de la mondialisation de l'économie. Comment expliquer à la population que la Région alloue des dizaines de milliers d'euros à des bénéficiaires qui ferment une entreprise locale ?
Quelle est votre réaction face à cette situation et plus particulièrement par rapport à la fermeture du site de Brugelette ? Comment réagir face à la méthode unilatérale d'un groupe qui, sans la moindre concertation sur le plan local, prend de telles décisions ? Cette décision correspond-elle à "l'éthique" européenne ?
Autant de questions posées ce Mardi par le député libéral à la ministre des Classes moyennes et de l'Agriculture en Commission de la Chambre

>>>> Lire la réponse de Sabine Laruelle

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lundi 12 novembre 2007

Divorces transfrontaliers, vers une harmonisation des règles: La Belgique prudente

Chambre,novembre 2008:Commission de la Justice

02 Question de M. Jean-Luc Crucke au vice-premier ministre et ministre de la Justice et des Réformes institutionnelles sur "les divorces transfrontaliers" (n° 8319)

02.01 Jean-Luc Crucke (MR): Madame la présidente, monsieur le ministre,

Mon attention a été attirée par une réunion du conseil des ministres de la Justice de l'Union européenne qui s'est tenue le 25 juillet dernier. À cette occasion, huit pays européens ont formellement demandé à la Commission, sur base d'une procédure formelle ? de présenter une proposition dans le cadre de que l'on pourrait appeler une coopération renforcée, ce afin de déterminer des règles communes pour la loi
applicable en cas de séparation d'un couple transfrontalier.
Monsieur le ministre est-il exact que la Belgique ne fasse pas partie des 8 pays ayant pris cette initiative ? Si oui, est-ce le résultat du hasard ou d'un manque de volonté de tenter de trouver des solutions souvent complexes ? Pour avoir déjà eu l'occasion de gérer ce genre de question, je sais qu'il ne s'agit pas seulement de questions théoriquement juridiques. Le problème concerne également des femmes, des
hommes et souvent des enfants. Considère-t-on comme superflus une harmonisation en la matière ? Une réponse positive à cette question ? je l'avoue ? me frustrerait et m'étonnerait.

02.02 Melchior Wathelet, secrétaire d'État: Madame la présidente, effectivement lors du conseil des ministres de l?Intérieur et de la Justice de l?Union européenne des 24 et 25 juillet 2008 auquel vous faites
référence, un débat a eu lieu sur l?état de la procédure concernant la proposition de règlement relatif à la compétence et à la loi applicable en matière matrimoniale - c?est donc Rome 3 - notamment en cas de divorce.
Le Conseil a pris acte de l?intention d?au moins 8 états membres d?inviter la Commission à présenter une proposition de coopération renforcée et du fait que d?autres soient susceptibles d?y participer suite à une proposition de la Commission. Vous savez comme moi que la procédure très spécifique de la coopération
renforcée fait qu?en sorte qu?au moins 8 pays initient une procédure. Ensuite, il revient à la Commission de faire et d?émettre une proposition.
La Belgique a fait savoir lors du Conseil du 25 juillet 2008 qu?elle ne s?y associerait pas étant donné que 8 pays étaient déjà présents et que c?était suffisant pour lancer la coopération renforcée, mais qu?elle suivrait le dossier de près.
La mise en place d?un tel mécanisme ne doit pas se faire dans la précipitation. Une réflexion approfondie à ce sujet a été indispensable et je pense que la Commission qui était chargée aujourd?hui de déposer une proposition se rend compte que c?est évidemment un dossier extrêmement complexe.
La décision de s?engager dans une coopération renforcée ne doit pas être prise à la légère étant donné qu?il s?agit d?une première coopération renforcée en matière de justice intérieure.
En effet, il s'agirait d'un précédent étant donné qu'une coopération renforcée n'a jamais été instaurée en matière de droit international privé. De plus, il s'agit d'une matière extrêmement sensible. Si vous avez lu les interventions des divers membres du Conseil, vous aurez constaté les différences existantes entre les
ministres et gouvernements à ce sujet.
En ce qui concerne le fond de la proposition de règlement, le texte tel qu'il est établi actuellement est perfectible. Une coopération renforcée entre seulement quelques États membres risque d'aboutir à un instrument compliqué qui pourrait entraîner l'insécurité juridique et un manque de transparence. La prudence
s'impose donc. Il est nécessaire au préalable d'analyser les conséquences au niveau technique d'une telle coopération. L'objectif final doit être d'offrir une plus-value claire pour l'ensemble des citoyens.
La Belgique pourrait envisager de s'associer à une coopération renforcée en la matière si un nombre suffisant d'États membres devaient se joindre au mécanisme; des garanties devraient également exister quant à la plus-value de l?instrument et quant à sa transparence.
En résumé, comme vous, je ne peux qu'être enclin à considérer une telle avancée comme positive. Qui pourrait ne pas se réjouir d'une harmonisation de l'exécution des décisions en matière de divorce. Mais il faut que cela se passe d'une façon cohérente, correcte et en accord avec l'ensemble des pays. L'avantage,
c'est qu'en l'occurrence il y a eu cette initiation dans une procédure tout à fait spécifique de la coopération
renforcée des huit États. Il faudra voir quelle sera la proposition qui sera déposée, comment on pourra la faire évoluer et évaluer, à ce moment-là, si suffisamment de pays peuvent entrer dans le système pour que la Belgique fasse le choix d'y adhérer également.
02.03 Jean-Luc Crucke (MR): Monsieur le ministre, je vous remercie pour votre réponse.
Il est que cette procédure de coopération renforcée est un précédent, mais c'est précisément parce que c'est le cas que, politiquement, il est intéressant que la Belgique soit dans le wagon, elle qui est un des moteurs de l'Europe et en a été à l'origine. Il est rassurant de constater que si nous ne sommes pas dans le wagon
de tête, nous sommes dans le train. Je ne minimise pas votre réponse. Il faut faire preuve de prudence. Ce sont des matières compliquées mais tellement sensibles aussi que l'urgence existe. Derrière cette problématique, il y a des hommes, des femmes, des enfants qui souvent subissent les conséquences des
difficultés de législations qui doivent être harmonisées. Je vous engage à suivre ce dossier et à tenter de trouver une solution.
02.04 Melchior Wathelet, secrétaire d'État: Nous ne sommes pas formellement dans les huit pays qui ont lancé la coopération renforcée. M. n était présent et vous aurez pu lire dans les PV que nous nous sommes associés, que nous avons suivi le dossier et que nous serons l'un des pays partenaires de ces avancées,
même si nous devrons évaluer la plus-value que représentent ces avancées et essayer de recueillir un maximum d'États. En effet, les reconnaissances n'ont d'intérêt qu'à la condition qu'un grand nombre d'États travaillent ensemble. Le but sera de convaincre un maximum d'États, en sachant qu'un ou deux n'entreront jamais dans le jeu, pour que cela représente la plus-value la plus importante possible pour les citoyens.
02.05 Jean-Luc Crucke (MR): Je remercie le secrétaire d'État pour ces précisions importantes. Je modifierai ma formule en conséquence: nous ne sommes pas dans la locomotive mais nous sommes déjà dans le premier wagon, ce qui est de bon augure.
02.06 Jo Vandeurzen, ministre: C'est un sujet très intéressant. Nous avons provoqué une situation permettant de savoir qui voulait avancer et de donner le signal que nous serions présents à condition qu'un nombre suffisant de pays participent. Si deux ou trois pays ne veulent pas collaborer, soit. Nous avons
manoeuvré pour savoir si nous serions au moins 18 ou 19. pour cela, il a fallu faire preuve de stratégie pour déterminer s'il y allait avoir huit pays au milieu du désert ou un grand groupe de pays qui allaient suivre.
Cette stratégie a réussi: nous serons 18, peut-être 19, ce qui était le souci de la Belgique. Nous nous sommes investis dans le processus de décision pour savoir si nous aurions huit pays isolés ou huit pays qui donnent le ton et qui obtiennent le soutien d'autres pays. J'ai laissé entendre à mes collègues que le premier groupe devait être assez important pour entraîner le deuxième derrière lui.

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dimanche 8 avril 2007

Nouvelle réforme de la PAC:le point avec Sabine Laruelle

Nouvelle réforme de la PAC ? en débat à la Chambre 08 04 2008

10 Question de M. Jean-Luc Crucke à la ministre des PME, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique sur "la nouvelle réforme de la PAC" (n° 4011)

10.01 Jean-Luc Crucke (MR): Madame la ministre, je voudrais revenir sur la réforme de la PAC après la dernière déclaration ? la dernière en date et sans doute pas l'ultime ? de la commissaire Fischer Boel qui espère obtenir un accord de l'ensemble des États membres pour 2008 et qui présentera la réforme le 20 mai à la Commission. Au-delà de 2008, on tombera dans le principe de la codécision et l'avis du Parlement deviendra nécessaire; c'est ce qu'elle semble vouloir éviter. Le dossier est sensible, en raison de grandes différences entre les agricultures des pays européens. En outre, on peut comprendre les difficultés quand on touche à l'un des éléments les plus importants du budget européen.
J'aurais voulu que vous fassiez le point sur ce sujet et que vous nous fassiez connaître la position de la Belgique dans ce dossier. Partagez-vous l'ambition de la commissaire quant aux dates et quant au fond?
Une réforme de ce genre nécessite des modifications d'ordre économique tout en préservant la sécurité alimentaire de l'Europe et de chaque État, les équilibres mondiaux en la matière, et en luttant contre les changements climatiques, ce qui fait beaucoup pour une seule réforme. C'est pourquoi j'aimerais connaître le point de vue de la ministre sur la question.

10.02 Sabine Laruelle, ministre: Monsieur le président, monsieur Crucke, comme vous l'avez dit, la Commission a présenté un document qui concernait le bilan de santé. Il ne s'agit donc pas de redéfinir la Politique agricole commune pour l'après 2013 mais bien d'adapter le système actuel pour le rendre plus performant, plus simple et plus en adéquation avec les réalités nouvelles des agriculteurs.
Nous avons eu un premier cycle de discussions au sein du Conseil. Le Conseil du 17 mars a pu approuver les conclusions de la Commission, qui va pouvoir préparer les textes législatifs. Ces conclusions ont été adoptées à l'unanimité moins deux: la Lettonie et la Tchéquie qui se sont abstenues.
L'ensemble des États membres, moins les deux abstentions, a reconnu la justesse de l'analyse de la Commissaire à l'Agriculture, notamment à propos des nouveaux défis qui s'ouvrent à cette Politique agricole commune, en pointant l'efficacité et la rationalisation, mais aussi la simplification du système des paiements uniques qui doit être évalué et adapté comme toute nouvelle mesure. Le rôle des instruments de gestion et de soutien du marché est la meilleure réponse à apporter aux attentes nouvelles du marché mais est aussi la réponse à de nouveaux défis, que ce soit en termes de climat, de gestion de l'eau, de biocarburants ou de biodiversité.
Monsieur Crucke, vous venez d'une région où un agriculteur a dû faire abattre tout son cheptel à cause d'une pollution environnementale et la question de l'indemnisation se pose à chaque fois. Il faut vraiment mettre en place des systèmes beaucoup plus cohérents avec des interventions beaucoup plus rapides. Je plaide notamment pour des systèmes assurantiels depuis quelque temps.
La Belgique a plaidé pour une stabilité dans un certain nombre de domaines. Vous savez que pour les
déclarations de paiements uniques, les États avaient deux possibilités: soit on se base sur une référence géographique et on a des droits de paiements uniques homogènes sur une région donnée, soit il y a le modèle historique, modèle que la Belgique a suivi. La Belgique a donc plaidé pour qu'on ne change pas le système en cours de route et pour qu'on maintienne le modèle historique, quitte à permettre aux États
membres qui veulent basculer de ce système vers le système géographique de le faire. La Belgique ne souhaitait pas qu'on change son système. Vous connaissez le monde de l'agriculture, cela pourrait créer pas mal de problèmes et de remous.
En ce qui concerne un plus grand découplage, nous avons plaidé pour une adaptation et non pour une modification substantielle.
Dans sa première proposition, la Commission voulait abolir le système de jachère. Je sais bien que le prix des céréales est élevé, mais le taux de jachère a été placé à 0%. Cela ne signifie pas que, dans trois ans, le marché sera moins porteur. Peut-être devrons-nous réactiver la gestion de l'offre. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé le maintien des instruments de gestion de l'offre, même s'il peut être mis à zéro, comme c'est actuellement le cas pour les céréales.
Enfin, nous avons continué de plaider pour un premier pilier fort et suffisamment financé. Autrement dit,
nous nous sommes opposés à une plus grande modulation qui viserait à transférer des moyens du premier pilier ? donc, des droits de paiement unique ? vers celui qui est dédié au développement rural. Nous pouvons ainsi voir que la Région wallonne ne parvient pas à dépenser les montants prévus à cet égard.
Pour l'économie agricole, et par conséquent pour les revenus de chaque agriculteur, il importe de maintenir un premier pilier aussi solide que possible, compte tenu du glissement de certains moyens vers le second.
Toutes ces considérations ont été prises en compte dans les conclusions présentées par la Commission.
Pour la réforme du secteur laitier, nous avons accepté une augmentation de 2% des quotas. Nous attendons les propositions législatives qui suivront ce bilan de santé. Il semblerait que la Commission européenne envisage de plaider pour une augmentation des quotas de l'ordre de 1% par an jusqu'en 2014. Gardons en mémoire que l'abolition de ces quotas est prévue pour 2015, sauf si le Conseil prend une décision contraire.
Nous pouvons d'ailleurs observer des changements dans les prises de position. C'est ainsi que l'Allemagne commence à se dire qu'il conviendrait peut-être de laisser perdurer ce système après 2015. La France s'est
déjà exprimée à ce sujet. Je ne sais pas si, en Belgique, nous obtiendrons un accord entre les Régions. En tout cas, la situation européenne évolue. En attendant, la Commission maintient la date prévue et souhaite augmenter graduellement les quotas laitiers tout en proposant un dispositif d'atterrissage en douceur.
En ce qui concerne les quotas, d'autres mesures proposées entraîneront des répercussions importantes sur le secteur. Il s'agit notamment des changements de modalité d'intervention pour le beurre, la poudre de lait écrémé, de la suppression du stockage privé pour le fromage, de l'aide au beurre destiné à la pâtisserie.
Ces mesures risquent d'augmenter l'offre sur le marché traditionnel. Il importe donc de ne pas choisir une hausse des quotas laitiers sans réfléchir à ses éventuelles conséquences dans le marché concerné.
La Belgique a rappelé que, pour elle, l'abolition des quotas laitiers en 2015 n'était pas aussi inexorable que semble le penser la Commission européenne. Vous avez expliqué pourquoi. Effectivement, certains gros pays changent de position. La Belgique a également demandé une révision, dans le cadre de cet atterrissage en douceur, de la correction "matières grasses". Vous savez que les agriculteurs ont un quota laitier qui est corrigé en fonction de la matière grasse.
La matière grasse a été prise en compte en 1984 lors de la mise en oeuvre des quotas laitiers. Or, à
l'époque, le cheptel laitier n'était pas encore aussi spécialisé qu'aujourd'hui. Je sais que ma réponse est très technique, mais rien que cette mesure "correction matières grasses" peut représenter 5 à 6% des quotas laitiers pour la Belgique, ce qui est évidemment excessivement important. Nous verrons donc ce qu'il est possible de faire au niveau des propositions législatives.
Je voudrais maintenant évoquer l'éventuel report des décisions relatives aux propositions législatives pour 2009, et la codécision avec le Parlement européen en janvier 2009. Je ne me prononcerai pas sur le sujet mais, à titre personnel, j'estime ? et je crois que c'est le cas des agriculteurs ?, qu'il s'agit d'un bilan de santé et qu'il faut adapter une réforme qui doit produire ses effets jusqu'en 2013. Cet éventuel report assorti d'une codécision risque de reporter la réforme à fin 209, début 2010. Adapter un système pour deux ans n'aurait plus beaucoup de sens. Je ne me prononce pas sur la codécision. En revanche, je souhaite que l'on puisse prendre des décisions concrètes le plus rapidement possible pour que les agriculteurs puissent s'adapter également le plus rapidement possible.
Monsieur le président, je vous demande de bien vouloir m'excuser d'avoir répondu aussi longuement, mais vous savez que le sujet me passionne.
10.03 Jean-Luc Crucke (MR): Monsieur le président, je tiens à remercier la ministre pour sa réponse que je n'ai pas trouvé longue. Tous les passionnés de ce sujet le comprendront. Il s'agit de matières effectivement complexes mais leur importance pour le secteur économique qu'est l'agriculture de ce pays est telle que l'on ne peut que répondre de manière complète.
En tout cas, je vous remercie, madame la ministre, pour la position que vous défendez au nom de la Belgique.
Het incident is gesloten.
L'incident est clos.

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vendredi 23 mars 2007

LA PRÉSENCE DE RESSORTISSANTS DE DIX NOUVEAUX MEMBRES DE L'UNION

P.W. - C.R.A.C. 90 ( 2006-2007) Commission de l'Economie - mardi 17 avril 2007 25

Jean-Luc Crucke (MR). Je voulais revenir sur les craintes exprimées par certains quant à l'arrivée massive de travailleurs de l'Est.Cela est très relatif si on regarde les statistiques très raisonnables de 2006. En ce qui concerne 2007, ilsemble que la tendance s'accélère quelque peu.Mes questions ne sont nullement polémiques.Les chiffres publiés ont-ils été vérifiés par votre département ? Y a-t-il une corrélation entre les métiers enpénurie et l'arrivée de travailleurs en provenance de l'est ? Quelles sont les prévisions pour l'avenir ? Laprocédure en matière d'octroi de permis apparaît-elle satisfaisante par rapport aux besoins ?

M. Jean-Claude Marcourt, Ministre de l'Économie, de l'Emploi et du Commerce extérieur.
Le Gouvernement fédéral a adopté des mesures de restriction. À l'échelle wallonne, c'est un faux problème. Ne vaut-il pas mieux des règles très claires et très transparentes plutôt que de mettre en oeuvre des interdictions quandon sait que certaines personnes travaillent au noir ?Les restrictions sont donc assouplies pour les métiers en pénurie.
Les ressortissants de Chypre et Malte n'ont plus besoin de permis de travail.Par ailleurs, de nombreuses entreprises (principalement dans le secteur de la construction) issues des paysenvisagés et qui occupent des travailleurs étrangers sont sur le territoire de la Région wallonne dans le cadred'un « détachement pour une prestation de service ». Tous les travailleurs occupés par ces entreprises sont dispensés de l'obligation du permis de travail.
Enfin, nombreux sont les ressortissants étrangers qui, de bonne foi ou non, estiment qu'ils sont dispensésde permis de travail. De même, nombreux sont les employeurs belges qui, de bonne foi ou non, pensent qu'ilspeuvent occuper les travailleurs ressortissants de ces pays sans demander et obtenir au préalable une autorisationd'occupation.
Les chiffres repris dans les statistiques ne correspondent donc pas à une réalité de terrain. Ils reprennentsimplement le nombre des demandes de permis de travail introduites à la Région wallonne.
En 2006, 178 demandes de permis de travail concernant des métiers en pénurie ont été introduites pour destravailleurs des 8 nouveaux pays européens. Trente refus ont été notifiés.

Sur les 148 permis octroyés (136 à des ressortissants polonais), 98 l'ont été dans le secteur de laconstruction, 11 dans le travail du bois, 8 dans le travail des métaux. Pour le premier trimestre 2007, il y a eu 134 demandes (19 refus).

Les 115 permis octroyés (49 à desressortissants polonais et 57 à des ressortissants roumains) l'ont été dans les secteurs de la construction (49), lasanté (20) ou encore l'industrie alimentaire (10).Au vu de ces chiffres, nous pouvons dire que nous sommes loin d'une augmentation substantielle des demandes pour les ressortissants de ces pays, par rapport à la situation des années précédentes et que certainsattendaient peut-être, voire craignaient.

Concernant la procédure d'octroi, je peux préciser qu'elle fonctionne bien dans la mesure où l'administrationne doit justement pas faire face à un rush de demandes.La réglementation impose que les permis de travail soient délivrés dans les 5 jours ouvrables qui suivent ladate de dépôt de la demande si le dossier est réputé complet.Le système mis en place à l'administration permet de respecter ces délais sans aucun problème.

Pour ce qui est des prévisions, on ne peut qu'extrapoler les chiffres reprenant les données du 1er trimestre2007, en les multipliant par quatre pour avoir une estimation des demandes de l'année 2007.Cela n'est peut être pas très scientifique mais comme le nombre de demande est relativement constant demois en mois, cette formule devrait nous apporter une estimation relativement correcte.Enfin, je tiens à votre disposition les chiffres de tous les permis de travail octroyés pour les ressortissantsde certains nouveaux pays adhérents à l'Union européenne.Vous constaterez clairement une augmentation plus importante pour les ressortissants de deux pays, soit laPologne et la Roumanie. Cela reste très modéré à l'échelle de la Wallonie.

M. Jean-Luc Crucke (MR). ? Je remercie le Ministre pour la clarté de sa réponse.Il faut effectivement, et avant tout, des règles claires et transparentes.Je constate donc aussi une différence entre les chiffres et la réalité de terrain.

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