vendredi 24 octobre 2008

Fortis, parachute doré: Jean-Luc Crucke interpelle le Premier Ministre à La Chambre

Cette après-midi en plénière de la Chambre le député libéral Jean-Luc Crucke interrogeait le premier Ministre Yves Leterme sur la problématique des parachutes dorés et les montants exorbitants qui y sont associés:

"En tant que libéral et réformateur, il est un principe auquel je suis fort attaché, rappelait jean-Luc Crucke : ou bien tout le monde gagne ou personne ne gagne !

Il faut que dans le projet de loi en préparation on intègre un critère de rentabilité mais aussi un critère d'ancienneté.

Avant de conclure son intervention en rappelant au premier ministre qu'il avait obligation de résultat et que le citoyen, face à sa légitime indignation, était en droit d'attendre du Premier Ministre une légitime réponse .

>>> Lire l'intégralité de l'échange: ici

Libellés :

Delinquants sexuels : leur liberation est-elle suffisament encadrée ?

06 Question de M. Jean-Luc Crucke au vice-premier ministre et ministre de la Justice et des Réformes institutionnelles sur "la libération des délinquants sexuels" (n° 7690)

Selon des chiffres qui ont été cités par "La Dernière Heure", on aurait libéré, durant le premier semestre 2008, 634 délinquants sexuels, en ce compris des pédophiles. 105 d'entre eux étaient arrivés en fin de peine.
Tout d'abord, je voudrais savoir si ces chiffres sont conformes à la réalité du terrain.

Ensuite, je voudrais connaître les mesures qui ont été prises et l'attention que vous accordez à ce genre de délinquants. On parle d'une analyse de risques préalable à toute libération mais on parle également d'un suivi, de contrôles qui seraient effectués après la libération. Des consignes très précises auraient été données à cet égard aux parquets.

On sait que parfois se pose le problème du traitement des délinquants sexuels. Ils sont suivis en détention mais, par la suite, lorsqu'ils sont en liberté, le suivi n'est plus assuré.

Quelles sont dès lors les instructions qui ont été données par votre ministère aux parquets?

>>> lire la réponse du Ministre de la Justice: ICI



Libellés :

jeudi 23 octobre 2008

ABX: comment éponger la dette sans penaliser les voyageurs ?

"L'histoire est très claire, commentait cet après-midi le député libéral à la tribune de la Chambre, on vend ABX en déficit à un 1/3 qui revend avec un bénéfice de 600 000 euros ".
Lourd dossier en héritage pour la Ministre Inge Vervotte à laquelle le député a demandé de dégager les responsabilités.
Quelles pistes de solutions la Ministre Inge Vervotte envisage-t-elle afin d'épurer cette lourde dette sans que les usagers ne soient victimes du dossier ? En réponse à Jean-Luc Crucke, la Ministre a promis que ce dossier n'aurait pas d'influence sur le Service public, ni sur les prix au voyageur.
Il est indispensable , continuait Inge Vervotte que l'Etat et le groupe SNCB cherchent une solution et rencontrent ensemble les instances européennes.

"Il est une question qu'on ne peut pas éluder " soulignait le député dans sa réplique, c'est celle de la ou des responsabilités: c'est de l'argent public qui a été perdu ! 1.847,1 millions d'euros» C'est avec l'argent public aussi qu'il faudra trouver une solution sans que le contribuable ne soit lésé.
"Le montant perdu, concluait Jean-Luc Crucke, équivaut à la moitié de l'investissement Tgv en Belgique , vous imaginez ou ce pays aurait pu être s'il avait eu cette argent?

Libellés : ,

Prisons : les loisirs comme vecteur de réinsertion

Ma question a été suscitée par une étude réalisée par l'Institut de criminologie de la KUL selon laquelle l'offre de services ou de loisirs au sein du monde pénitentiaire était insuffisante. Certes, on n'attend pas que les prisons soient transformées en hôtels trois étoiles! Cependant, l'étude a cela d'intéressant qu'elle établit le lien entre la possibilité de divertissement dans un monde clos et la réinsertion des prisonniers.
Tout d'abord le constat de cette étude est-il généralisé ou existe-t-il des différences selon les établissements pénitentiaires?

Un autre point soulevé par l'Institut de criminologie est une possible discrimination entre détenus belges et d'origine étrangère qui auraient encore moins d'accès à ce genre d'aide et de services. Est-ce vrai? Envisagez-vous une solution en la matière?

>>>> lire la réponse du Ministre Jo Vandeurzen :ici

Libellés :

Leuze, Péruwelz,Justice de paix: deux sites seront préservés

C'est ce qu'a annoncé le Ministre de la Justice dans la réponse qu'il a faite hier à Jean-Luc Crucke concernant l'avenir de la Justice de paix de Péruwelz. Contrairement à ce qu'avait laissé entendre Laurette Onkelinx avant de passer le dossier à son successeur Jo Vandeurzen, les deux sites ne seront pas fusionnés en un seul endroit.
Il y aura donc à l'avenir toujours deux sites, l'un à Leuze, l'autre à Péruwelz mais probablement pas dans les locaux actuels,jugés trop difficiles d'accès.

>>>> plus d'infos? cliquez:ici

Libellés : ,

AGRICULTURE: Quel avenir pour la PAC ?

On a vraiment l'impression que sur ce sujet d'importance, l'avenir de la PAC, l'Europe est de plus en plus divisée. Je dirai plutôt qu'il y a deux blocs, ceux qui considèrent que le prix du marché a une référence et les autres qui considèrent qu'il faut pouvoir réguler en la matière. On a l'impression que ces deux blocs se détachent de plus en plus.

Est-ce que cette impression est conforme à la réalité des débats que vous avez eus ? La Belgique peut-elle éventuellement en la matière jouer un rôle de trait d'union ? Comment aborde-t-on au sein de ce Conseil des ministres la problématique de la flambée des prix des matières premières agricoles et de la crise alimentaire en sachant qu'un des premiers éléments de la politique agricole c'est celle d'assurer la sécurité alimentaire ?

Vous semble-t-il possible et réaliste d'encore être optimiste dans le cadre d'un accord futur sur cette PAC ?

Lire la réponse de la Ministre Sabine Laruelle, en commission de l'agriculture ce 22 octobre 2008: ICI

Libellés : ,

mercredi 22 octobre 2008

Frasnes-lez-Anvaing: Nouvelles têtes au Conseil

Les visages sont familiers mais les fonctions sont nouvelles pour chacune d'entre elles.

Elues lors des dernières élections communales sur la liste MR de Frasnes-lez-Anvaing,Christine D'Hondt (à gauche), Maryse Bouchez (au centre),et Chantal Boucart (à droite) sont aujourd'hui appelées à assumer de nouvelles fonctions au sein de la commune.

Suite à la démission de Fabienne Dedonder, c'est Maryse Bouchez (27 ans) qui devient echevine des Affaires sociales et de la Famille tandis que Christine Dhondt monte au Conseil communal laissant son poste de conseillère du Cpas à Chantal Boucart.

Libellés :

mardi 21 octobre 2008

Elections internes: Toutes les instances du MR sont renouvelées en Hainaut

Toutes les instances du MR sont renouvelées en Hainaut :
Olivier Chastel est réélu Président !


Les élections internes au MR se sont déroulées du jeudi 16 octobre au dimanche 19 octobre dans tout le Hainaut.

Toutes les sections étaient mobilisées afin de renouveler l?ensemble des instances hennuyères du Mouvement Réformateur. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les résultats sont connus et la mobilisation à ces élections a été excellente : 2853 votants sur les 8416 membres, soit une participation de 33.9%.

Parallèlement aux élections « nationales » du Mouvement Réformateur, la Fédération du Hainaut avait lancé une procédure de renouvellement pour 4 ans des mandats au sein des Fédérations provinciales, des Fédérations d?arrondissement et de la plupart des sections locales.

Olivier CHASTEL, Secrétaire d?Etat aux Affaires étrangères, a été renouvelé dans ses fonctions de Président de la Fédération MR du Hainaut avec 93% des voix. Il améliore ainsi son score personnel des élections internes de 2004.

En ce qui concerne la Présidence des Fédérations MR des cinq arrondissements hennuyers : Willy DETOMBE, Président de la section MR de Péruwelz, succède à Jean-Luc CRUCKE dans le Hainaut occidental avec 90.0% des voix,

Anne FERON devient quant à elle Présidente des Jeunes MR du Hainaut.
Concernant l?élection des présidents des sections locales du MR en Hainaut qui s?est tenue dans 53 des 69 communes hennuyères, les résultats sont disponibles sur le site www.hainaut.mr.

Élections internes : Résultats en Hainaut
Ont été élus :

Olivier CHASTEL, Président de la Fédération MR du Hainaut

Willy DETOMBE, Président de l?arrondissement MR du Hainaut occidental

Anne FERON, Présidente des Jeunes MR du Hainaut

Présidence des sections locales de l?Arrondissement du Hainaut occidental
Ont été élus :
Christophe DEGAND pour la section d?Ath
Véronika LOCOCHE pour la section de Bernissart
Philippe FORTEMPS pour la section de Brugelette
Fabian VANDENDYCK pour la section de Chièvres
Dany ROSIER pour la section de Flobecq
Lucien PARENT pour la section de Frasnes-lez-Anvaing
Gaëtan DAMBRAIN pour la section d?Antoing
Michael BUSINE pour la section de Celles
Cyril RAMBOER pour la section d?Estaimpuis
Hervé CORNILLIE pour la section de Leuze-en-Hainaut
Jean-Pierre BOURDEAUD?HUY pour la section du Mont-de-l?Enclus
Jérôme GHISLAIN pour la section de Rumes
Armand BOITE pour la section de Tournai
Jean-Marie LEMENU pour la section de Comines

Plus d'infos, cliquez ici

lundi 20 octobre 2008

Bientôt plus de sécurité à la SNCB ? Jean-Luc Crucke interroge la Ministre

Ma question part de statistiques publiées pour 2007. Un des critères révèle une augmentation substantielle de violence dans le sens général du terme et aussi de "violence gratuite" (comme s'il y avait une violence payante).

Pour les petits délits (même si pour les personnes qui sont touchées, ce sont toujours des grands délits) la solution, ce n'est à mes yeux, pas le parquet, ni l'instruction, ni l'information judiciaire, tout ceci est du temps et de l?argent de perdu, la solution c?est l'amende administrative.

Une des pistes avancées est le recouvrement d?amendes dans le cadre de ces fameuses amendes dites administratives. Ma question porte sur le timing. La Ministre Inge Vervotte n?est pas la seule "mise en question" dans ce dossier, il faut que les ministres de l?Intérieur, de la Mobilité puissent s?accorder, mais il y a là une piste intéressante.

>>>> Lire la suite et la réponse de la Ministre: ici

Libellés : ,

jeudi 16 octobre 2008

Drogue, megadancings: Venez et Voyez !

Le député fédéral Jean-Luc Crucke interpelle le Ministre de la Justice, Jo Vandeurzen dans une question parlementaire et exhorte les ministres à descendre sur le terrain pour se rendre compte de la navrante réalité.


« Combien de morts et de victimes innocentes faudra-t-il encore sur les routes du Hainaut Occidental pour que les autorités fédérales mènent une guerre à cet état de non droit ? » interroge le député.
Combien de jeunes devront-ils encore être intoxiqués par les démons de l'alcool et de la drogue avant que les autorités fédérales et communautaires décident d'agir en concertation pour éveiller et prévenir les esprits les plus faibles ? Quand nos ministres descendront-ils sur place pour constater la réalité du terrain et soutenir policiers et magistrats qui osent encore braver le monde de la nuit ? »

Telles sont les questions que pose le député au Ministre de la Justice Jo Vandeurzen dans une question parlementaire inscrite la semaine prochaine à l'agenda de la Chambre.

1 sur 3 !

A l'origine de ce coup de gueule, les résultats de l'opération de répression anti-drogue menée le12 octobre dernier, par la police de la zone Bernissart-Péruwelz. Accompagnée de spécialistes de maîtres-chiens et d'un matériel sophistiqué, les alentours de la discothèque « Le Cube » furent quadrillés.
Les résultats sont édifiants et attestent de l'ampleur du phénomène : 1 conducteur sur 3 avait consommé de l'alcool ou de la drogue, quand ce ne sont pas les deux ensemble.


A quand une politique concertée, réfléchie et organisée ?

« Vu le laxisme qui y sévit, les mégadancings sont de véritables bombes à retardement où alcool et produits stupéfiants ne font que trop bon ménage. » constate Jean-Luc Crucke.
A plusieurs reprises, au sein de la Commission de la Justice et de l'Intérieur, le député libéral a déjà dénoncé le danger que constituent, sur le territoire du Hainaut Occidental, les dancings et mégadancings dont les heures d'ouverture et de fermeture coïncident avec des cycles contraires à la nature humaine.

« Les autorités judiciaires et policières de terrain font un travail remarquable pour tenter d'endiguer ce fléau, mais face à ce qu'il convient réellement d'appeler un tsunami, c'est une réelle politique concentrée, réfléchie et organisée dont notre sous-région a spécifiquement besoin » conclut Jean-Luc Crucke .

Libellés : ,

jeudi 9 octobre 2008

AFGHANISTAN: les armes ne suffiront pas !

De retour d'une mission parlementaire en Afghanistan, le député MR Jean-Luc Crucke nous livre son analyse géopolitique de la situation, après avoir rendu visite aux forces militaires belges sur place, en compagnie des Ministres De Crem et Michel.

Libellés :

New deal environnemental (réponse de Rudy Demotte )

Chaque crise aboutit à la même conclusion : la société change. Mais je pense que nous vivons une crise dont la nature est radicalement différente de toutes celles que nous avons connues jusqu'à présent, parce qu'elle n'est pas seulement une crise financière, parce qu'elle n'est pas seulement une crise économique, parce qu'elle est aussi une crise culturelle, parce qu'elle est aussi une crise morale et surtout, parce qu'elle est une crise de devenir en termes de développement humain ; et que ce qui se passe dans l'environnement « monde » auquel appartient la Wallonie est aujourd'hui extrêmement interpellant. Et que ceux qui se prétendent insensibles à cette évolution commettent non seulement une erreur contre eux-mêmes, mais contre ceux qui vont devoir leur succéder, j'entends les générations qui nous suivent immédiatement et celles qui suivront.



Si l'on veut faire en sorte que chacun apporte sa contribution au redéploiement économique nécessaire aujourd'hui, faut-il entrer dans une logique de décroissance ? Première question fondamentale. Si l'on parle de l'utilisation de l'énergie, de l'utilisation des matières premières, au regard de ce que nous avons fait jusqu'à présent à l'unité produite, oui, à l'unité produite, il nous faut connaître une forme de décroissance matérielle : on doit utiliser moins d'énergie, on doit utiliser moins de matière pour produire les mêmes choses.

Je dirais aussi que la question de la décroissance ne peut pas être opposée en ces termes, parce qu'ils laissent croire aux gens que nous voulons aujourd'hui vivre un cycle déflatoire en termes de quantités produites. Je pense que les quantités produites cachent un autre débat, essentiel aujourd'hui, qui est celui de la qualité de la vie et de nos productions. Notre enjeu est effectivement de faire en sorte que l'environnement soit respecté, que les hommes et les femmes contribuant au redéploiement économique le fassent dans un contexte où ils ne sont pas en train de recréer des fossés sociaux.

Qui peut accéder à de nouveaux procédés de production dans les meilleures conditions ? Ceux dont le niveau de préparation est le plus élevé. Qui peut accéder aux technologies les plus modernes en matière d'économie énergétique ? Ceux dont, a priori, les capacités financières sont les plus importantes. C'est là que le concept de solidarité environnementale, dont j'ai d'ailleurs parlé au discours des Fêtes de Wallonie et qui est d'ailleurs un fondement de notre Gouvernement wallon. Je l'ai exprimé non pas en mon nom à moi mais portant là la parole du Gouvernement wallon. Cette solidarité veut faire en sorte que les gens ne soient pas victimes d'une double peine : à la fois être placés devant les enjeux qui imposent de trouver des réponses nouvelles à la société, qui elle-même vit des évolutions extrêmement rapides, et peut-être de faire partie des exclus qui ne sont pas capables d'attraper le train en marche. Et dans le même temps, de devoir acheter des technologies qui
permettent de faire des économies chez soi, à titre individuel et qui sont confinées aujourd'hui à des catégories sociales favorisées.

Voilà ce qui se cache derrière ce concept, qui est aussi une des pierres angulaires de notre volonté : donner à chacun une place dans le redéploiement économique et veiller à ce que personne ne paie la double peine, la double facture dans le contexte actuel.

En ce qui concerne cette dimension sociale, elle est clairement, dans le développement durable, un des points qui méritaient d'être mis en lumière, parce qu'il est vrai qu'on a fait la focale sur le développement économique longtemps, il est vrai qu'on a mis l'aspect environnemental, - et je l'ai fait moi-même au début de mon intervention comme étant le point de mire de notre objectif- Mais ce qui est aujourd'hui important, c'est de reconnaître que, à travers les concepts, on parle d'écologie sociale, d'écologie à dimension humaine, d'écologie sociale de marché, les qualificatifs n'ont pas d'importance. Ce qui est important, c'est la valeur que l'on met derrière ces mots. En d'autres termes , faire du développement durable un thème d'appropriation collective dans lequel on permet effectivement la création, dans nos sociétés modernes, de plus-values et où nous veillons à ce que le principe-clé de la solidarité soit effectivement emprunté aux mécanismes que l'on a connus à un moment donné.

L'idée, c'est de veiller à ce qu'il n'y ait jamais, dans les processus d'adaptation de l'économie, de mise en place de nouvelles stratégies, de personnes qui soient reléguées. Il faut donc un mécanisme qui permette à chacun d'être en position d'égalité.

Vous me demandez quelles sont les convergences avec les idées qui ont été défendues par M. Nollet. Je ne vais pas faire ici le critique littéraire et dire sur quels aspects je suis d'accord. Il y a des points sur lesquels je suis évidemment d'accord et d'autres, en désaccord, comme vous d'ailleurs. Mais le terme « convergence » n'a pas non plus été emprunté par hasard par M. Crucke. Il l'a fait parce que le terme « convergence », a un goût un peu amer dans la bouche d'aucuns. Donc si je le dis, cela va peut-être flanquer la zizanie entre eux et il va dire : « ce n'est pas le genre de M. Crucke de faire cela ». En même temps, il dit : « en demandant les divergences à côté des convergences, on va peut-être avoir les arguments pour les prochains débats ! ». Vous les aurez spontanément parce que le débat est tellement riche, rassurez-vous !

Mais il y a une communauté d'idées, que l'on a même baptisée, M. Nollet, M. Antoine et tous les membres du Gouvernement wallon, ainsi que les membres de la majorité, « la Déclaration de Politique Régionale ». On est donc d'accord sur une communauté d'idées.

Là-dessus, je voulais aussi vous donner un des points de lecture de notre communauté d'idées : c'est le Plan Marshall « 2.Vert », qui a emprunté à une logique de stratégie, de développement économique respectueux de toutes les dimensions dont j'ai parlé tout à l'heure mais qui, en même temps, est offensif sur le plan économique. Je rappelle, pour ceux qui auraient tendance à l'oublier, qu'effectivement nous sommes dans une économie de marché et agressive. C'est ce qui me permet de dire qu'il faut chercher tous les outils pour répondre à cette économie de marché, en ce compris les outils que l'on ne cite parfois qu'avec parcimonie.

Quand je parle de coopératives, faisant référence, dans la Déclaration, à des coopératives citoyennes, comme il en a été mises sur pied dans notre Région, le Hainaut en est un bel exemple ; quand je parle de coopératives agricoles, en matière d'acquisition de matériel de biométhanisation, c'est parce que ce sont des instruments qui permettent de réaliser un but. De la même manière, quand je parle de coopératives sur le plan économique, c'est une des formes économiques, pas celle vers laquelle je dis que tout le monde doit s'engager, je ne rêve pas de kolkhozes à échelle massive en Wallonie, je ne rêve de pas softkhozes ou encore de kibboutz - pour utiliser toute la terminologie -, je veux tout simplement que, quelle que soit la forme de l'initiative économique, chacun trouve sa place dans l'écheveau.

C'est là que j'ai proposé, à un moment donné, de réfléchir à toutes les dimensions de l'esprit d'entreprise, sous les formes juridiques mais aussi dans la mise en oeuvre de projets entrepreneuriaux, notamment en allant aujourd'hui, par l'outil de l'éducation, en ce compris dans les écoles - cela concerne un autre niveau de pouvoir mais je l'ai rappelé - dire qu'entreprendre n'est pas un gros mot, et que les jeunes qui veulent le faire, nous les invitons à prendre leur sort en main parce que, devant les défis qui sont les nôtres, on ne peut pas compter sur autrui pour prendre une initiative. Il faut soi-même être toujours à la barre. Le développement durable et cette thématique sont donc effectivement pour nous des éléments de transversalité dans toutes nos politiques.

Donc, qui pilote ? A l'évidence, c'est la démocratie qui pilote d'abord. C'est l'exercice du contrôle parlementaire sur les propositions que fera le Gouvernement wallon qui sera le pilote, celui qui va en assumer la coordination interne. Si vous parlez du Plan Marshall, c'est moi, mais les acteurs du Plan Marshall sont évidemment d'autres ; ce sont d'abord les Ministres qui ont des compétences fonctionnelles, tantôt en recherche, tantôt en économie - il faut citer M. Marcourt qui jouera aussi un rôle essentiel. Évidemment, dans le développement durable, M. Nollet, qui est quelqu'un qui a cette conviction. Mais n'oubliez pas non plus le rôle de tout un chacun. En agriculture, comment imaginer que M. Lutgen n'ait pas - et c'est un domaine ô combien important - son rôle à jouer.

Je terminerai en vous disant ceci : pour moi, ce débat n'est pas un débat d'idéologies, il est un débat de survie et de redéploiement à partir d'outils qui vont devoir être réinventés. Une stratégie, de l'initiative, de la foi aussi dans notre avenir, parce que souvent, cela a été un des éléments qui nous a empêché de prendre notre sort en main. Je crois que les wallons, à un certain moment, se sont dit : « Nous avons tellement accusé de coups que nous aurons des difficultés à nous redresser ». Ma conviction, c'est que cet acte de foi est essentiel et qu'il est aussi la condition de la cohésion sociale, parce que nous ne créerons pas les conditions de cohésion sociale si les gens n'adhèrent pas à un projet, ce qui dépasse pour moi très largement la question de la majorité et de l'opposition.

Et si nous voulons qu'il y ait un changement - et c'est notre intention en Wallonie -, il faut donc passer par ces outils de développement nouveau. Aucune voie tracée jusqu'à présent n'est pleinement satisfaisante. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, sur le plan planétaire, tous nos dispositifs sont remis en cause : la façon dont le commerce mondial a été mis en place, la façon dont les finances mondiales se sont organisées, la manière dont on a mobilisé l'épargne pour la rendre utile à l'économie. Voilà pourquoi la Wallonie n'échappe pas à ce mouvement non plus.

La raison pour laquelle j'ai bien aimé la question que vous m'avez posée, qui me permet de revenir sur ces fondamentaux, c'est que justement les différences ne sont pas des appauvrissements mais des enrichissements.
M. le Président. ? La parole est à M. Crucke.

M. Crucke (MR). ? Je remercie M. le Ministre-Président pour sa réponse. Je pense qu'il y a chez lui un personnage amusé à la recherche du mythe de Sisyphe - c'est tant mieux -, de la satisfaction permanente. Parce qu'effectivement, si nous étions satisfaits, on peut s'arrêter et cela, je pense, sera jusque l'absolu que vous irez. Je peux vous suivre en partie sur cette piste-là aussi.

Votre volonté de changement, oui. Si nous faisons de la politique de part et d'autre, majorité comme opposition, c'est parce qu'on estime qu'il y a un certain nombre de changements.

Quand je vous vois partir dans vos raisonnements, j'ai aussi envie de vous dire : Sisyphe a sorti une pierre qui est extrêmement lourde, elle peut rouler dans un sens qui n'est pas forcément celui qui est l'indication que l'on donne dès le départ. Vous savez que ce sont aussi ceux qui disent qu'on montre du doigt et il n'y a que les idiots qui ne voient pas la lune, ils ne voient que le doigt.

Ceci dit, restons aussi les pieds sur terre. Parce que dans les plus beaux changements, la déception est parfois extrêmement périlleuse, ce sont ceux qui croient à ce changement. Je vous donne un seul exemple, on y reviendra sûrement dans la législature : tout ce qu'on appelle les primes, ceux qui investissent dans ces nouvelles énergies - photovoltaïques ou autres - et qui se disent qu'ils vont faire cet effort financier dur pour leur cassette financière, ils savent qu'ils seront aidés par l'Etat fédéral et par la Région wallonne; et si, six mois après, ils n'ont pas l'aide de la Région wallonne, ils n'ont plus d'argent.

(M. le Ministre-Président s'exprime hors micro)

Cela, je pourrai y revenir, je ne suis pas d'accord avec cela, c'est une absurdité.

Faites donc attention à cela. Ce sont des signes qui peuvent démotiver, non pas les plus courageux, mais ceux qui ont envie de croire à des règles de changement. Malheureusement, trop souvent, dans notre Région, on vit cette réalité-là et je pense qu'il faut y être attentif.Je suis heureux de vous entendre sur la décroissance, parce que je pense que c'est un discours qui est très dangereux que de vouloir militer pour la décroissance. Il faut d'abord des richesses, il n'y a pas d'autre solution.

Par contre, là où on peut s'entendre, Monsieur le Ministre-Président, quitte à vous surprendre, c'est sur les critères que l'on met dans la richesse. Le PIB a montré ses limites. L'analyse en terme de PIB d'une richesse, c'est clairement une limite.

Par contre, là où je n'ai pas totalement été satisfait dans la réponse, c'est que je n'ai pas vu les autres points d'analyse. Que mettrez-vous dans cette analyse de richesse qui est autre chose que le PIB ?

(M. le Ministre-Président s'exprime hors micro)

On peut effectivement retrouver un certain nombre de voies dans l'économie formelle et informelle mais j'aurais donc aimé que vous alliez un peu plus loin. J'y reviendrai par une question écrite.

(M. le Ministre-Président s'exprime hors micro)

M. Crucke (MR). ? Je reviendrai alors en Commission une autre fois si cela vous fait plaisir. Cela me fera grand plaisir aussi.

Troisièmement, les divergences et convergences. J'ai un esprit malicieux, comme vous le savez, et vous ne m'avez donc pas donné la réponse. Vous avez tout à fait raison mais vous avez quand-même compris qu'il y avait de l'émergence, que vous avez signalée à votre Gouvernement, que l'émergence, c'est le Ministre-président et que le Ministre-président doit quand-même comprendre que c'est l'émergent qui va dicter la règle à suivre. Je vous promets du plaisir.

M. Demotte, Ministre-Président du Gouvernement wallon. ? Le mot « dicter » est un mot qui ne m'atteint pas. C'est un substantif.

M. Crucke (MR). ? Je me permets de l'employer car je pense que pour ceux qui ne l'avaient pas compris, vous avez quand-même dicté la chose à un moment donné, .
M. le Président. ? Puis-je rappeler que nous sommes dans le cadre d'une question orale et non dans le cadre d'un débat.

M. Crucke (MR). ? J'en termine mais soyez très attentif. C'est la base de la démocratie et dès que l'on touche à des parlementaires, il y en a de toutes sortes, ceux qui travaillent et qui ne travaillent pas. On n'est pas là pour montrer du doigt non plus mais ne touchez pas au Parlement wallon. C'est très dangereux de toucher à cela parce que vous avez laissé simplement ceux qui doivent être le répondant et qui pour cela, ont besoin aussi d'un certain nombre de moyens. Je reviendrai une autre fois sur la coopérative puisque j'abuserais de votre temps, Monsieur le Président.

lundi 6 octobre 2008

Frasnes-lez-Anvaing: installation du Conseil communal des enfants

Ce samedi 04 Octobre, c'est en présence d'un invité de marque, le Ministre-Président Rudy Demotte, que les enfants du nouveau conseil communal des enfants ont prêté serment devant leurs parents et amis.
>>>VOIR LA VIDEO, cliquez ici

Pour le bourgmestre et député MR Jean-Luc Crucke, cet exercice de démocratie n'est pas seulement un moment émouvant, c'est aussi la première étape de réalisations à venir qui seront décidées par les enfants puis entérinées par le Conseil des adultes.

Pour découvrir l'album photo des prestations de serment, cliquez sur la photo ci-dessous
Prestations de serment du Conseil communal des enfants Frasnes-lez-Anvaing 04 09 2008

Libellés :

vendredi 3 octobre 2008

Immersion: ça bouge en Flandre

Sven Gatz, Chef de groupe de l'Open VLD au Parlement flamand était ce matin l'invité du député MR Jean-Luc Crucke pour une visite guidée de l'école d'immersion d'Anvaing. C'est que ça bouge en Flandre !
Contrairement aux idées reçues certains parlementaires se battent pour autoriser et organiser ce type d'enseignement en Communauté flamande.

video

Libellés : , ,